Vœux 2026 de Narbonne en Grand

Vœux 2026 de Narbonne en Grand

Chères Narbonnaises, chers Narbonnais,

Chères ami-e-s de Narbonne En Grand,

D’abord, permettez-moi de vous souhaiter, du fond du cœur, une bonne et heureuse année 2026. Une année plus douce, plus juste, plus solidaire que celle que nous venons de quitter.

Une année qui, je l’espère, sera aussi celle d’un nouveau départ pour Narbonne.

Nous commençons cette année dans un monde instable, traversé par des crises internationales multiples, par un retour de l’impérialisme exacerbé par 3 dirigeants qui veulent se partager le monde, par un dérèglement climatique qui s’accélère et nous l’avons subi ici, cet été, à deux reprises.

La situation nationale est marquée par le recul des services publics, la montée des inégalités et de l’extrême droite qui défend pourtant les milliardaires et tape sans vergogne sur ceux qui sont les plus faibles, et bien entendu sur l’étranger qui s’est bien connu est coupable de tout. Elle colporte des idées aussi inefficaces qu’inhumaines, des fake news totalement déconnectées de la réalité, relayées abondamment par les maîtres des réseaux sociaux et des chaines d’info qui sont à leur solde pour servir leurs seuls intérêts !

Cette marche tourmentée du Monde, cet affaissement national et des principes fondamentaux qui sont le socle de notre démocratie (liberté, égalité, fraternité), peuvent paraitre éloignés des préoccupations narbonnaises.

Certes, nous ne possédons ni le bouton de la paix dans le monde, ni la main sur la politique sociale et économique nationale.

Mais ce serait une grave erreur de croire que la politique locale ne peut rien.

Une ville et une agglomération ont le pouvoir d’agir concrètement sur la vie des gens : que ce soit sur le logement, sur l’économie locale, sur le prix de l’eau et de l’énergie, sur les solidarités, sur l’accès aux soins, sur les mobilités, sur la sécurité, sur la présence des services publics, sur l’accès à la culture et au sport…

Les collectivités locales peuvent choisir une politique publique qui relie plutôt qu’elle ne divise, qui partage le pouvoir plutôt qu’elle ne l’accapare. Bref, le pouvoir local est décisif pour contrebalancer un contexte national et international anxiogène.

Et ici, à Narbonne, nous savons à quel point c’est nécessaire.

En effet, dans l’Aude, avec un salaire net moyen de 2 168 € par mois toutes catégories confondues, les salariés du privé gagnent en moyenne environ 300 € de moins que la moyenne régionale et près de 570 € de moins que la moyenne nationale (2 735€). Bien entendu, comme c’est malheureusement toujours le cas, cette situation touche davantage les femmes, largement surreprésentées dans les postes d’employés (75% sont des femmes). Ce salaire net moyen dans l’Aude, ce n’est pas une statistique abstraite : ce sont des loyers difficiles à payer, des fins de mois compliquées, des renoncements à des études supérieures et une perte d’attractivité pour notre territoire.

C’est dans ce contexte que nous avons lancé, au printemps dernier, la plateforme Narbonne En Grand.

1. Qui nous sommes et ce que nous avons fait en 2025

Narbonne En Grand, pour ceux qui ne le savent pas encore, c’est une liste citoyenne de gauche, sociale et écologique. On y retrouve 9** forces politiques** – Parti Socialiste, les Écologistes, Parti Communiste Français, Place Publique, PRG, Nouvelle Donne, Genération’S (fondé par Benoit Hamon), L’Engagement (fondé par Arnaud Montebourg), Allons Enfants (fondé par Pierre Cazeneuve), mais aussi des collectifs comme J’Aime Narbonne, Les Robines, et surtout, beaucoup de citoyennes et de citoyens non encartés, d’associatifs, de syndicalistes, de gens de terrain.

Notre boussole, vous la connaissez :« La gauche réunit, écoute et agit. »

En 2025, nous n’avons pas attendu le lancement officiel de la campagne pour travailler, nous avons déjà commencé à construire ensemble.

  • Nous avons distribué et collecté près de 600 questionnaires
  • Nous avons organisé 9 ateliers citoyens sur les services publics et la santé, l’emploi et l’économie, le cadre de vie et la propreté, la tranquillité publique, les espaces naturels et la ville durable, les mobilités et le logement, la culture, la jeunesse, Narbonne-Plage.
  • Nous avons participé aux mobilisations sociales, anti-racistes et féministes.
  • Nous avons mené un travail de fond sur la transparence des grands dossiers municipaux, pas pour « casser », mais pour mettre en lumière ce qui ne va pas et proposer d’autres chemins : l’incinérateur de Lambert, le Pont des Marchands, le Palais du Travail, la qualité de l’air, etc.

À chaque fois, des habitants, des experts, des témoins, des élus, des militants, des acteurs associatifs sont venus partager leur expérience, parfois leur colère, souvent leurs idées. Tout cela, nous l’avons fait **à ciel ouvert, **en publiant nos synthèses, en expliquant nos positions, en acceptant la contradiction.

Ce qui fait la force de Narbonne En Grand, ce n’est pas un homme seul, ce n’est pas un appareil, c’est un collectif qui travaille et qui produit des propositions concrètes.

C’est déjà une autre façon de faire de la politique.

2. Trois priorités pour un projet réaliste et ambitieux

En ce début d’année, nous avons souhaité vous présenter un premier document synthétique : 3 priorités pour Narbonneprendre soin, réparer, prévoir – que vous retrouverez dans le 4 pages que nous allons diffuser largement dans les prochains jours.

Ce n’est pas le programme complet, mais des propositions concrètes qui répondent à ces trois priorités.

Je voudrais vous en dire quelques mots, sans rentrer dans tous les détails, pour vous donner envie de le lire… et surtout de le faire vivre avec nous.

PRIORITÉ 1 : PRENDRE SOIN

Prendre soin, c’est d’abord l’accès aux soins et aux services publics, parce que ce sont les premières protections dans une vie où tout le monde ne part pas avec les mêmes cartes.

Nos propositions phares :

  • Créer un centre de santé public municipal, avec des médecins salariés, en lien avec la Région Occitanie, pour garantir des consultations accessibles, notamment pour celles et ceux qui n’ont plus de médecin traitant, spécialistes, infirmières etc.
  • Maintenir et défendre les services publics en centre-ville: La Poste, gendarmerie, services hospitaliers… Nous nous opposerons à toute fermeture sans contrepartie réelle.
  • Développer de vrais guichets de proximité dans les quartiers, pour accompagner les démarches du quotidien, notamment pour les personnes âgées et/ou isolées.

Prendre soin, c’est aussi mieux vivre dans son logement et dans sa ville : lutter contre l’habitat indigne, développer l’habitat social de qualité et l’accession à la propriété via le bail réel solidaire, adapter les logements au vieillissement et au handicap, lutter contre l’isolement des seniors, mettre en place une tarification progressive de l’eau.

Prendre soin, c’est aussi s’occuper du bien-être animal, en rénovant et modernisant le refuge animalier qui en a bien besoin, en donnant les moyens à la police municipale de sanctionner la maltraitance animale, en éduquant au bien-être animal aussi dès l’enfance, en organisant une fête annuelle de l’animal en ville en lien avec les associations et les professionnels œuvrant pour les animaux, qu’ils soient domestiques, d’élevage ou sauvages, pour informer sur les bonnes pratiques à adopter.

Et prendre soin, c’est enfin, faire de Narbonne-Plage un vrai quartier de Narbonne, avec une meilleure desserte en transports en commun, des équipements de proximité, des espaces ombragés, des lieux de vie à l’année, pas seulement un décor estival qui s’anime en juillet-août et s’endort le reste du temps. Nous réaménagerons le quartier des Karantes dans le cadre d’une grande consultation citoyenne.

PRIORITÉ 2 : RÉPARER

Réparer, c’est d’abord garantir la tranquillité publique et la sécurité du quotidien, sans démagogie, mais sans naïveté.

Nos lignes de force :

  • L’humain. Il faut des policiers municipaux en nombre suffisant, en complément de la police d’investigation, mais il faut aussi des éducateurs de rue, de la médiation de proximité, pour prévenir les conflits, apaiser les tensions, et surtout recréer du lien.
  • Obtenir le classement des Quartiers Prioritaires en Quartiers de Reconquête Républicaine pour obtenir des renforts de policiers nationaux, car la sécurité n’est pas qu’une affaire de police municipale et il n’est pas normal que ce soit les collectivités qui suppléent la carence de l’Etat alors que nous pouvons légalement prétendre à plus de policiers nationaux dans Narbonne.
  • Déployer un plan de lutte contre les violences et le harcèlement sexistes et sexuels, avec notamment le dispositif « Demandez Angela » dans les lieux recevant du public.
  • Lutter efficacement contre les points de deal et les rodéos urbains, en lien avec la justice et la police nationale, mais aussi par l’action sociale, l’éducation, la prévention.

Réparer, c’est aussi réparer ce qui, à Narbonne, n’a pas été entretenu depuis trop longtemps.

Nous proposons de :

  • Lancer un grand chantier de réhabilitation complète du Palais des Sports, des Arts et du Travail, qui doit redevenir un grand lieu de sport, de culture, de protection des travailleurs et de lien social, et non un symbole de renoncement et de danger.
  • Mettre en place un plan de rénovation du patrimoine municipal : car nos écoles, nos équipements sportifs, nos routes et trottoirs sont dégradées.
  • Rénover et réaménager les Halles en concertation avec les commerçants et les usagers, pour en faire un cœur battant de la ville, chaleureux et populaire.
  • Édifier une école adaptée aux nouveaux besoins à MONTPLAISIR
  • Construire une cuisine centrale* à destination des écoles, universités, séniors, pour que l’on puisse manger sainement et localement.

Réparer, c’est enfin reconstruire la confiance entre les habitants et la mairie, par la transparence sur les coûts, les délais, les choix. Nous ne voulons plus de dossiers menés en catimini dans un petit cercle et sans concertation, où l’on découvre après coup le prix à payer. Des dossiers qui sont traités au bénéfice de quelques-uns et non de l’intérêt général. Des dossiers où le Maire ose prétendre qu’il n’était pas au courant alors que les expertises prouvent le contraire. Narbonne mérite mieux.

PRIORITÉ 3 : PRÉVOIR

La troisième priorité, prévoir, c’est construire une Narbonne qui ne subit plus l’avenir, mais qui le prépare.

Sur le plan économique, prévoir c’est faire de Narbonne une ville où l’on travaille et entreprend :

  • Faire du territoire un pôle d’économie verte, de transition écologique et maritime, en lien avec Port-la-Nouvelle : dépollution de la Méditerranée, énergies renouvelables, viticulture de demain (irrigation raisonnée, nouveaux plans de vigne), transformation locale des productions (Aloe Vera, figues de barberie etc.)
  • Lancer un plan d’accueil des entreprises innovantes, des artisans et commerçants de quartier, pour recréer de l’emploi durable ici, pas seulement des emplois saisonniers précaires.
  • Développer le campus étudiant : B.U.T. (Bachelor Universitaire de Technologie : + 3), formations supérieures comme une école d’ingénieurs (bac +5), des logements pour étudiants, pour que nos jeunes puissent se former ici et, surtout, rester ici avec des formations de plus haut niveau dans des secteurs porteurs pour notre territoire.

Concernant le cadre de vie et l’écologie, prévoir, c’est penser une ville durable et désirable:

  • Repenser les mobilités : c’est avoir une stratégie globale et à long terme dans le cadre d’un Plan de Déplacement Urbain à l’échelle de l’agglomération, avec des transports en commun plus lisibles, des parkings relais aux entrées de ville, développer des pistes cyclables et mettre à disposition gratuite de vélos reconditionnés pour les 16–25 ans. Nous voulons en effet que nos jeunes puissent se déplacer sans se soucier pour étudier ou travailler.
  • Limiter l’étalement urbain, protéger les espaces naturels et agricoles, développer des maraîchages péri-urbains et des serres municipales pour mieux nourrir les habitants.
  • Mettre en œuvre un plan fraîcheur sociale pour faire face aux canicules qui nous le savons, vont devenir la règle : en végétalisation des rues, en créant des ombrières, des brumisateurs, mettant en place le permis de végétaliser.
  • Mesurer la qualité de l’air et stopper le déversement des eaux usées dans la Robine, y compris pour les péniches. Trouvez-vous normal qu’en 2026 des eaux usées continuent de se déverser dans notre canal entrainant des désordres environnementaux et des nuisances olfactives ?

Prévoir, c’est aussi permettre à chacune et chacun de s’épanouir :

  • En instaurant plus de transparence dans les subventions aux associations, avec une commission d’attribution fondée sur des critères objectifs et publics.
  • En créant une véritable Maison des associations, un vrai lieu commun (ressource), avec un guichet unique, des salles mutualisées, un accompagnement des bénévoles par des agents de la ville formés.
  • En développant, dans chaque quartier, de vrais lieux de vie : par ex des cafés associatifs, salles de quartier, espaces culturels et ludiques etc.

3. Une autre façon de gouverner : partager le pouvoir

Je tiens à le dire très clairement : ces propositions ne sont pas une recette toute faite, tombée d’en haut. Derrière chacune d’elles, il y a une idée essentielle, la manière d’exercer le pouvoir compte autant que les décisions elles-mêmes. Construire une ville du pouvoir de vivre, c’est d’abord transformer la gouvernance locale :

  • C’est reconnaître la société civile organisée – associations, syndicats, acteurs de terrain – comme une vraie force de proposition et de co-construction.

  • C’est mobiliser les citoyens pour les rendre acteurs de leur lieu de vie : conseils de quartier dotés de vrais moyens financiers, référendums d’initiative locale sur les grands projets, permanences du maire et des élus dans les quartiers.

  • C’est pratiquer une transparence systématique : sur les budgets, les grands chantiers, les études, les choix retenus et ceux écartés.

Ce premier document qui répond à trois priorités n’épuise pas tout : notre programme complet répondra à l’ensemble des préoccupations des Narbonnaises et des Narbonnais.

Mais il pose déjà une chose claire : nous sommes une alternative crédible, sérieuse et humaine.

Nous ne sommes pas là pour « témoigner », ni pour faire de la figuration.

Nous sommes là pour gagner les élections…et surtout pour gouverner avec les Narbonnaises et les Narbonnais, pas à leur place.

4. Une campagne exemplaire, une année décisive

2026 sera une année décisive. Pas seulement pour savoir qui occupera le fauteuil de maire, mais pour savoir dans quelle ville nous voulons vivre dans 10, 15, 20 ans.

Nous voulons pour cela mener une campagne exemplaire : honnête sur nos moyens, précise sur nos propositions, digne et respectueuse de nos adversaires mais sans complaisance sur leurs choix, et surtout participative, ouverte à toutes celles et tous ceux qui souhaitent s’engager, même pour la première fois.

C’est là que vous intervenez. Si nous voulons changer Narbonne, il va falloir se retrousser les manches. Nous allons avoir besoin de vous :

  • pour diffuser ce 4 pages,
  • pour frapper aux portes,
  • pour animer les réunions de quartier,
  • pour relayer les informations sur les réseaux sociaux,
  • pour accueillir les nouveaux, celles et ceux qui hésitent encore mais qui sentent bien que « quelque chose doit bouger ».

Narbonne a besoin qu’on lui propose autre chose que les cadeaux qui cachent la misère, la communication permanente et les petits arrangements entre amis et, surtout, du «bling bling». Rappelez-vous, en 2025, le Maire par intérim vous souhaitait « une année Renversante » - il ne s’est pas trompé, on est bien tombé à la renverse, mais pas de bonheur ! -et pour 2026 il promet « une année rayonnante, car Narbonne est une fête ! », sauf que, pour beaucoup de Narbonnaises et de Narbonnais, le quotidien n’a rien d’une fête : le pouvoir d’achat n’a jamais été aussi bas, les fins de mois sont de plus en plus difficiles, et nombre d’entre eux n’ont tout simplement pas les moyens de faire la fête.

Narbonne a besoin d’une vision, d’un projet cohérent, solide, chaleureux.

Narbonne a besoin d’une équipe qui sait d’où elle vient, où elle veut aller, et qui met la population au centre de ses préoccupations.

Alors, pour conclure, je voudrais formuler trois vœux simples :

  • Pour notre ville, que 2026 soit l’année où les Narbonnaises et les Narbonnais reprennent la main sur leur avenir.

  • Pour chacune et chacun d’entre vous, que cette année vous apporte de la santé, des joies simples, des solidarités fortes, et la fierté de participer à quelque chose de plus grand que soi.

  • Pour notre collectif Narbonne En Grand, que 2026 soit l’année où nous transformons l’espoir en victoire, et la victoire en changements concrets, visibles, dans la vie quotidienne.

Ensemble, faisons Narbonne En Grand !

Bonne et heure année 2026 à toutes et tous, merci.